Début mai 2020 : alors on est parti d'un temple au nom de poisson

Rédigé par Thibaud Saintin Aucun commentaire

C'est décidé, notre point de départ sera situé aussi loin que là où on faisait demi-tour dans les promenades précédentes. On a acquis de meilleurs réflexes de repérage sur cartes numériques : les canaux en bleu, les passerelles, les passages d'un bord à l'autre du canal, les détours imposés par la privatisation sauvage (ces horribles "moo-baan"-prisons qui remplacent un passage public par un mur et des barbelés)... On a bien compris que les passerelles ne sont pas toutes répertoriées, loin de là. Pour vérifier, on pointe sur un pont qui passe au-dessus du bleu, on regarde les photos prises par la Google Car, et très souvent, elles sont là, les petites allées de béton... Ensuite, on trouve le temple le plus proche, l'expérience réitérée du Wat Ton Saï nous ayant confortés dans l'idée qu'un lieu sacré était un bon démarrage. Comme le nord de l'avenue On Nut avait réservé de belles surprises, c'est sur cette même avenue, aux abords du vert sur la carte, vers Prawet, qu'on trouve un temple au nom étrange : วัดกระทุ่มเสือปลา, Wat Krathum Suea Pla. En décomposant par petits morceaux sur Google Translate, j'ai cru comprendre que cela veut dire quelque chose comme "le temple des éclaboussures de poisson-tigre," ou "le temple du poisson-tigre éclaboussant"... Il est probable que je sois une victime de plus de "Google Translate". Ça revient souvent "Krathum", dans les noms de temple...

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Très fin avril 2020 : Ramkhamhaeng "plus" : un avant-goût de loin

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L'avenue Ramkhamhaeng longe le khlong Saen Saep, qui emmène jusqu'au-dehors de Bangkok, en bateau-taxi... A deux pas de là où je vis (vers Watthana, en pleine ville), on y accède facilement : il suffit de prendre à gauche au sortir de l'immeuble, vers le fond de l'impasse, et de traverser un petit quartier de bois et de tôle où ne passent que les piétons. Il faut se baisser pour éviter les coins ou les clous, s'excuser d'avoir à interrompre, en passant entre elles, de vieilles dames qui s'y retrouvent sur des petits bancs de fortune pour tenir boutique, tout en gardant des gosses ou des chats. Une fois que, face au mur, on a pris à gauche, puis à droite au mec bourré qui sourit à tout le monde de sa chaise défoncée, on peut traverser l'immeuble décrépit qui donne accès à la passerelle. La station de bateau la plus proche est juste en face, de l'autre côté de l'eau. On peut la rejoindre en traversant le marché qui ouvre en fin d'après-midi, puis le pont. De là, on peut aussi bien rejoindre la "montagne dorée" d'un côté que sortir de la ville de l'autre.

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Avril 2020 : premiers pas vers le wat Ton Sai

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Entre le retour (le 20 février) et l'annonce qu'on n'allait plus pouvoir aller à l'école, j'ai eu le temps d'aller seul à Koh Chang quelques jours. J'avais prévu d'y retrouver S., sa petite fille, sa famille, mais on s'est mis à recevoir des injonctions à la quarantaine... Alors je suis resté seul resté à l'hôtel, à regarder la pluie, dormir et méditer. Rentré à Bangkok, j'ai appris que l'école ne rouvrirait pas. Sauf pour réunir tous les professeurs, histoire qu'on leur explique comment ils n'allaient plus avoir le droit de le faire, à supposer qu'ils en eussent eu l'idée ou le temps.

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Il va bien falloir aller marcher quelque part

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On n'a pas pu "rentrer" cet été là, ne serait-ce qu'une semaine. Plus que jamais comptent les petites photos envoyées sur Whatsapp à ceux que je n'ai pas vus depuis des mois, et pour lesquels le verbe "mourir" a du sens – et nous lie.

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