Lâchez tout, les profs !... sauf le dictionnaire
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À Bangkok dans le deuxième creux (plus profond, plus solitaire que la mise au vert initiale) des vacances dites d'hiver. C'est la fin de la clémence relative du soleil, et les débuts de la prescience inquiète d'un retour à quelque chose d'implacable. Mais on peut se permettre de prolonger l'ombre des songes jusqu'à midi, se donner le temps d'une présence à ce qui remonte à travers eux.
Ce matin, ils ont laissé un sentiment de profonde étrangeté à tout. On pressent dans la lumière qui s'intensifie une indifférence qui va bientôt tout écraser. Plutôt que chasser cette ombre de rêve-là, je l'ai laissée venir et s’étendre à son rythme.
Ça se résout dans une méditation, puis une simple marche de fin de matinée jusqu'à l'avenue proche, et enfin, au bout, dans un petit café avec vue sur escalator.
Dans le creux de vacances, une fois revenus de s'être mis au vert, on retrouver les copies remisées pour plus tard.
C'est long, et même si le temps se dilue dans d'autres contraintes que celles des périodes scolaires, il faut aussi s'occuper de la carcasse trop longtemps assise.
Ça donne l'occasion d'un trajet filmé, depuis le bureau jusqu'à la salle de gym du mall "Donki". Deux pauses-café, pleines d'espoir : puissent-elles me donner l'énergie nécessaire pour garder un brin de bonne sauvagerie dans l'univers domestiqué des malls.
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Quelques jours à ralentir, dans une région où l'on fait pousser du durian, non loin de la mer où le vent s'est levé depuis trois jours.