« Indolence » dans le guide

Une liste de lieux consignés dans un guide vendu sous des néons, à des milliers de kilomètres, en traduction.

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Ici et là, à certaines heures, des silhouettes, souvent par paires, marquées par une sorte d’avidité : observation de la carte, anticipation d’une potentielle arnaque, présence à la fois méfiante et soucieuse de se fondre — quête d’une nourriture sûre et d’un lit propre, mêlée à l’envie d’un changement qui serait profond, qui n’aurait demandé que d’avoir fait les kilomètres et l’effort de se montrer curieux de temps en temps.
Chaque parcelle non signalée sur les cartes : « local ».

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Il y a un pont, un film célèbre qu’on n’a pas revu, des morts, et comme pour le tsunami, une histoire où les ancêtres d’un pays croisent ceux d’autres. On manque toujours de ponts, et pour traverser la rivière, il y a un passeur. Les 5 bahts sont prévus dans le budget quotidien de tous ceux qui doivent être à l’heure. Toujours une moto qui mène quelqu’un quelque part. Dans le guide, le mot « d’indolence ».

Sous un arbre

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