La nuit de Perse

(…)

«Plus haute, chaque nuit, cette clameur muette sur mon seuil, plus haute, chaque nuit, cette levée de siècles sous l’écaille,

Et, sur toutes grèves de ce monde, un ïambe plus farouche à nourrir de mon être !…

Tant de hauteur n’épuisera la rive accord de ton seuil, ô Saisisseur de glaives à l’aurore,

Ô Manieur d’aigles par leurs angles, et Nourrisseur des filles les plus aigres sous la plume de fer !

Toute chose à naître s’horripile à l’orient du monde, toute chair naissante exulte aux premiers feux du jour !»

(…)

Saint-John Perse, Exil

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