Ça commence par le ciel

Ça pourrait n’être encore qu’un ciel, comme partout ailleurs il y a nuages et bleu (et le même jour sur terre, combien de vaines photos du couchant ?) ; on postule que la photo ne vaut que par l’ostentation de ce qu’elle rate : l’image d’après qu’on n’aura pas prise, l’écart entre toutes celles qui auraient pu être faites et dont la moyenne elle-même, par pixellisation et balance des blancs, serait invariablement infidèle.

Chiang-Mai --> Bangkok » align= »center » /></p>
<p>Du bout à l’autre d’un tunnel la moiteur et l’obscurité ont déjà épaissi l’air. Si rapide à monter plutôt que descendre, la nuit, ici, ensevelit et prend voix, repoussant vers le ciel les lumières des étés à 47° de latitude nord – là où le corps lui-même s’étonne une fois l’an, pendant la semaine de décalage horaire, qu’il puisse encore faire jour à 22h ; c’est d’un train qui mettra 14h à rejoindre la capitale qu’on se fait la remarque, et c’est en octobre, à l’époque où là-bas, au-dessus des cimetières où il y a(ura) mon nom, les nuages sont en train de tout prendre.</p>
<p><a href=Sons du crépuscule

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